Working for birds in Africa

Little-known Bird: Principe White-eye - a rare island endemic

pp 75-81

Le Zostérops becfigue Zosterops ficedulinus, un endémique rare de l’île de Príncipe.

Le Zostérops becfigue Zosterops ficedulinus est endémique à l’île de Príncipe, dans le Golfe de Guinée, où il est confiné aux forêts les plus intactes. Étant rare et fréquentant presque toujours la voûte des grands arbres, c’est une des espèces endémiques à São Tomé et Príncipe les plus difficiles à observer. Récemment, toutefois, un site fiable pour son observation a été découvert : entre Baía das Agulhas, à la ferme abandonnée connue sous le nom de Maria Correia (01°35’57.62”N 07°2’8.79”E), et A Mesa. Les premières photos prises dans la nature, réalisées en 2017 sur ce site, sont présentées. Le Zostérops becfigue est moins vivement coloré que le Zostérops de Fea Z. feae, son congénère répandu sur l’île de São Tomé. En plus, ce dernier possède une mèche de plumes brun cannelle bien visible sur le bas des flancs qui est entièrement absente chez le Zostérops becfigue. Le cercle oculaire blanc et les mèches sous-alaires blanches sont également plus épaisses chez l’espèce de São Tomé, qui a souvent un front et un menton jaunes bien apparents. Le bec du Zostérops de Fea est rose ou rose orangé, parfois avec une tache grise à la pointe de la mandibule supérieure, tandis que le Zostérops becfigue possède un bec gris, avec le rose, si présent, principalement restreint à la mandibule inférieure. La plus grande partie de l’aire de distribution du Zostérops becfigue se trouve à l’intérieur du Parc Naturel Ôbo, qui possède une zone tampon de forêt secondaire et de plantations abandonnées, et les menaces directes sur son habitat sont à présent limitées.

The genus Zosterops numbers c.100 species of ‘white-eyes’ (van Balen 2017), the largest number of species in a single avian genus. This huge number is not matched by a diversity of physical characteristics (phenotypes), with most species sharing a similar morphology and colour pattern. Phenotypic diversity in white-eyes often arises when two or more species share the same space. This is frequent on oceanic islands, but rare on continental landmasses, where species tend to replace each other. The gregarious and nomadic behaviour of continental white-eyes makes them prone to colonise oceanic islands repeatedly, where they become sedentary and isolated. When two populations meet on an island they diverge likely due to selective pressures for reducing inter-specific competition (Melo et al. 2011). This can lead to very fast evolutionary change, with diversification rates in white-eyes being the highest in birds and among the highest among all vertebrates (Moyle et al. 2009, Melo et al. 2011)

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